En 1994 Nicole Brown and Ronald Goldman sont retrouvés morts au domicile de Nicole Brown à Los Angeles. La scène du crime telle que décrite par les premiers témoins fait un état d’une violence et d’un acharnement sans nom. Le corps de Nicole est retrouvé quasiment décapité. Outre l’horreur des crimes, l’affaire fait rapidement la une des journaux car Nicole Brown n’est autre que l’ex femme  de l’acclamé joueur de football Américain OJ Simpson.

Très vite les projecteurs se tournent vers ce dernier du fait de soupçons grandissants quant à sa possible implication dans cette entreprise criminelle.  L’idée divise immédiatement l’opinion publique américaine et ravive le brasier de tensions raciales dont le pays peine à se débarrasser. Car si l’histoire du meurtre de Nicole Brown et Ronald Goldman semble plutôt simple à résoudre, OJ étant objectivement coupable, les dysfonctionnements de la société Américaine vont venir complexifier l’investigation et le procès qui en découlera. Par sa dramaturgie et les différents ressorts qu’il a pu activer, le procès d’OJ Simpson mettra en exergue la difficulté de la société américaine à se débarrasser des tensions ethniques faisant partie de l’ADN de son histoire mais aussi la faculté d’un système à créer des monstres adulés.

Qui est OJ Simpson ?

OJ Simpson est né en 1947 à San Francisco sous le nom d’Orenthal James Simpson. A l’instar de la majorité des familles « Afro-Américaines », sa famille  a commencé son épopée sur le « nouveau continent » dans le Sud de ce qui allait devenir les Etats-Unis. La fin officielle de l’esclavage ayant contribué à donner le top départ de la fuite du Sud raciste, bon nombre de familles « Afro-Américaines » migrèrent vers le Nord et l’Ouest dans l’espoir d’une vie meilleure. Pour qualifier ces mouvements de grande ampleur les Américains se référent au terme de « Grande Migration ». Une statistique résume parfaitement l’ampleur de ces mouvements migratoires. Entre 1940 et 1960 la population “Noire”de Los Angeles crut de 600%. Pour la famille d’OJ le point d’atterrissage sera San Francisco et le quartier « Noir » de Potrero Hill. OJ y grandira et développa un intérêt pour le football Américain, sport où il excellera très rapidement. Ses résultats scolaires étant eux médiocres, il rejoindra dans un premier temps une université de seconde zone (City College of San Francisco) en 1965 avant de taper dans l’œil des recruteurs des équipes de football de premier rang qui se battront pour l’enrôler.

Une Star est née

USC (University of Southern California) sera l’heureuse élue. Située à Los Angeles, le choix de cette université semble relever de tout sauf du hasard pour le jeune OJ Désormais âgé de 20 ans celui-ci est affamé de gloire et de reconnaissance. Il n’attendra pas plus de un an, pour rentrer de façon définitive dans l’histoire du football universitaire américain. Alors qu’il n’est que rookie (1967) et que son équipe est menée de six points à moins de 11 minutes de la fin contre le grand rival de UCLA (autre université de Los Angeles), OJ parcourt 64 yards et fait gagner son équipe dans un match qui a contribué à la création de sa légende. Tout roule pour un OJ dont la vitesse des courses permet d’échapper au racisme institutionnel que la majorité de la population « Noire » subie. OJ court le sourire aux lèvres pour attraper un ballon pendant que quelques blocks plus loin des « Noirs » courent effrayés pour échapper à une police qui les harcèle.

Moi, moi, moi et moi

Harcèlement policier qui avait conduit en 1965 aux émeutes de Watts (quartier de Los Angeles). Puis à l’avènement des Black  Panthers à Oakland en 1966. Au milieu des années 60, la conscience politique « Noire » s’affirme et s’organise. En 1967, plusieurs athlètes « Noirs » Américains dont Kareem Abdul Jabbar s’unissent et décident de ne pas participer aux Jeux Olympiques se tenant en 1968 au Mexique. La même année Mohamed Ali refuse de rejoindre les rangs de l’armée américaine alors que celle-ci est engagée dans la guerre du Vietnam. Invité à se prononcer sur le positionnement pris par ces différents athlètes, OJ se montre très distant insistant sur le fait qu’il voulait être vu comme un individu et non comme un « Noir ». C’est d’ailleurs depuis cette époque qu’on lui prête les propos suivants : « I am not black I am OJ ».

En 1968 OJ est désigné meilleur joueur universitaire. Il commence à gouter au succès et il aime cela. Il se sent comme un poisson dans l’eau à USC entouré de cette bourgeoisie blanche qui l’idolâtre.  Totalement conscient du fait que son acceptation dans l’univers « Blanc » a pour seul fondement ses aptitudes sportives, celui-ci n’a aucun problème à se dire qu’une partie des gens qui l’adulent, crachent sur le reste de la population « Noire ». Et ce car moins monnayables qu’OJ.

 Rich and Famous

Son charme opère aussi bien sur l’Amérique « Blanche » que l’Amérique « Noire ». Les « Blancs » le considèrent comme un « Noir » que l’on peut présenter à ses parents et les « Noirs » comme une super star. Conscients de ce fait, les agences publicitaires courent après lui. Peu de personnalités publiques arrivent à la fois à être connues et aimées par la majorité des « Noirs » et des « Blancs ». Ainsi alors qu’il n’a pas encore rejoint la NFL il signe un contrat publicitaire avec Chevrolet, fait rarissime dans une période où la mode pour les grandes compagnies non spécialisées dans le monde du sport n’est pas à signer avec des athlètes qui est plus « Noirs ».

L’Amérique blanche l’adore.  Lors du tournage de la publicité pour la compagnie Hertz en 1978, Fred Levinson (réalisateur) dira d’OJ qu’il est « Noir » mais qu’il ne ressemble pas à la majorité des « Afro-Américains », que par sa beauté il a presque l’air « Blanc ».  Plus tard quand OJ rejoindra l’équipe de commentateurs sportifs de la chaine ABC, peu satisfait par son niveau d’anglais, celle-ci insistera pour le faire progresser en éliminant l’argot et les intonations « Noires » qui trahissent ses origines.

OJ n’est pas vexé par de telles remarques, conscient que s’il veut être accepté dans les écrans de télé des foyers « Blancs » il doit parler comme l’un des leurs. Fait salué par son employeur qui sur cette question soulignera sa grande intelligence. Il ne manque plus alors à OJ qu’une femme « Blanche » pour passer à l’étape suivante de son évolution. Exit l’amour de jeunesse « Noire » venant du ghetto, l’heure est venue de faire place à Nicole Brown jeune blonde de 12 ans sa cadette.

Un monstre protégé

O.J et Nicole se marient le 2 février 1985. Si en apparence la relation semble idyllique, très vite celle-ci se dégrade. OJ considère Nicole comme sa chose. Celle-ci n’a que peu de libertés. Sa vie est téléguidée par un OJ jaloux, possessif et violent. A plusieurs reprises, celle-ci appelle la police apeurée craignant pour sa vie mais OJ s’en sort toujours à bon compte. La magie opère. Comme il l’a toujours voulu on ne le traite pas comme un « Noir » lambda mais comme OJ la superstar. Quand finalement la police décide de l’interpeller après un énième coup de fil de Nicole le 1er janvier 1989, c’est encore une fois en ses propres termes que l’histoire se conclue. Alors que le policier venu le chercher lui demande d’obtempérer OJ décide de prendre sa voiture et s’enfuir. Le policier ne tente alors pas de le poursuivre. OJ se fera bien tirer les oreilles quelques semaines plus tard par la justice mais s’en sortira avec 120 heures de travail d’intérêt général qu’il exécutera en organisant un tournoi de golf dans le club où il avait ses habitudes.

Son image étant tout de même un peu écornée, il profite de ses amitiés télévisuelles pour donner sa version des événements dans plusieurs émissions de télé en minimisant bien évidemment les faits et ce sans contradiction. L’impunité dont il bénéficie contribue à nourrir un monstre à l’appétit toujours plus développé qui se croit intouchable.  Alors que les appels à l’aide de Nicole se multiplient, personne ne fait rien pour la protéger. Celle-ci demande le divorce le 25 février 1992. Mais le divorce ne stoppe pas la volonté de contrôle qu’OJ a sur Nicole. Selon lui elle lui appartient. OJ ne supporte pas qu’on lui dise non pour la simple et bonne raison qu’il n’est pas habitué à ce qu’on lui dise non. Quand Nicole décide de reprendre en main sa vie sentimentale OJ perd le contrôle. Il n’accepte pas qu’elle soit à nouveau libre et qu’il n’ait son mot à dire. Le 12 Juin 1994, il décide de se rendre au domicile de Nicole et de la tuer alors que ses propres enfants âgés de 9 et 6 ans dorment à l’étage. Au moment de son arrivée, le serveur du restaurant où Nicole avait déjeuné quelques heures plus tôt était présent sur les lieux. La mère de Nicole ayant oublié ses lunettes de soleil au restaurant, Nicole avait demandé à celui-ci de venir les déposer à son domicile. OJ ne s’encombrant pas de fioritures décide de le tuer également. Son nom était Ronald Goldman. Sa seule erreur aura été d’être au mauvais endroit au mauvais moment.

Un procès sous haute tension

OJ étant clairement coupable du crime de Nicole et Ron. Les avocats de la défense vont chercher l’éventuelle stratégie capable d’innocenter leur client. Et pour ce faire, ceux-ci vont chercher la faille dans le racisme inhérent à la société Américaine, plus spécialement dans l’institution policière. Alors qu’OJ va très rapidement engager des ténors du barreau « Blancs » proches de son cercle d’amis, le coup de génie de celui-ci va d’être d’inviter à rejoindre l’équipe en place maître Johnny Cochran. Avocat « Noir » spécialisé dans la défense des citoyens « Noirs » victimes de violences policières, la stratégie de Cochran va être de déplacer le débat sur la manière dont a été menée l’enquête. Pour ce faire, celui-ci va s’appuyer sur deux idées.

Premièrement, la mauvaise réputation de la  police de Los Angeles. Celle-ci est gangrenée par un racisme « anti-Noir et Latino » couvert par son état major. Daryl Gates, chef de la police de Los Angeles entre 1978 et 1992 n’hésita pas à affirmer par exemple pour justifier le nombre ahurissant de « Noirs » morts après des interpellations policières, que le problème venait de leur anatomie. Car selon lui le problème est que leurs artères ne s’ouvrent pas aussi vite que les artères des gens « normaux ».

Deuxièmement, au moment où se prépare le procès, Los Angeles est toujours en situation de choc après les émeutes de 1992. Emeutes qui avaient puisé leur source dans le ressentiment nourri par la communauté « Noire» à l’encontre de la police et du système judiciaire dans son ensemble. Les procès liés à Latasha Harlins (1) et Rodney King (2) occupent encore tous les esprits.

Et si maître Cochran est très conscient de l’atmosphère qui  entoure le futur procès, encore faut-il que les jurés sélectionnés soient sensibles à celle-ci. A ce titre la sélection des jurés revêt une importance toute particulière. Scrupuleusement examiné par chacune des parties au litige, la sélection est lente et méticuleuse.  Et après avoir lancé 900 convocations, le jury final se compose finalement de 12 personnes. 8 femmes « Afro-Américaines », 2 femmes « blanches », 1 « Afro-Américain » et 1 « Hispanique ». A la vue du jury, OJ dira ironiquement « qu’avec un jury comme ça, si je me retrouve condamné c’est sans doute que je suis coupable ». Ses avocats sont eux aussi ravis même  si rien n’est encore gagné.

A la recherche du maillon faible

Au moment du début du procès le 25 janvier 1995, un sondage révèle que seul 10% des « Noirs » vivant à Los Angeles pensent qu’OJ est coupable du meurtre de Nicole et Ron alors que plus de 70% des « Blancs » vivant à Los Angeles eux le pensent coupables. 8 des 12 jurés étant « Noirs » la partie semble bien engagée pour la défense.

OJ est un héros de la communauté « Noire », héros que celle-ci n’est pas prête à brûler sans une solide démonstration de sa culpabilité, fait d’autant plus vrai après le procès King (2). Cochran connaissant sa ville et sa communauté sur le bout des doigts va commencer alors à jouer avec le ressentiment « Noir » entourant la police de Los Angeles. Son angle d’attaque va prendre le nom de Mark Fuhrman. Détective ayant travaillé sur l’affaire, Mark Fuhrman dit avoir trouvé un gant ensanglanté dans le jardin d’OJ la nuit du meurtre. Après expertise, il apparaît que le gant contient à la fois le sang des deux victimes et celui d’OJ. Etant la preuve la plus sérieuse, l’accusation se doit de la démolir. Et en cherchant dans le passé de Fuhrman, la défense trouve un enregistrement audio où celui-ci désigne les « Noirs » à 41 reprises sous le nom de « Nigger ».

 Le procès bascule une première fois. Le procès n’est plus celui du meurtre de Nicole et de Ron mais le procès de la police de Los Angeles. OJ n’est plus le meurtrier potentiel mais un « Noir » que le racisme institutionnel tente de faire croupir en prison.

Le procès bascule une seconde fois quand C. Darden, un des membres de l’équipe du ministère public, demande en dépit de l’avis de ses collègues à OJ d’essayer le gant retrouvé sur la scène de crime. OJ essaie le gant mais celui-ci apparaît être trop petit.

C.Darden vient de marquer un but contre son camp dont il ne se relèvera pas lui qui apparaissait déjà comme un oncle Tom (3) pour une bonne partie de la communauté “Noire”. Dans son plaidoyer final, maître Cochran déclarera « if it does not fit you must acquit » formule rentrée depuis dans la légende.

Verdict

Après plus de 250 jours de procès, les jurés rendent leur décision le 3 octobre 1995. A la surprise générale Ceux-ci partagent leur verdict après moins de 3 heures de délibération. OJ Simpson est reconnu non coupable pour les meurtres de Nicole Brown and Ronald Goldman. Encore une fois OJ s’en sort et ironie de l’histoire cette fois en se servant du fait qu’il est « Noir ». La population « Noire » jubile, la majorité de la population « Blanche » enrage.

Un pays malade

 Mais si la population « Noire » jubile, il n’empêche qu’une partie d’elle a des sérieux doutes en réalité quant à son innocence. Mais habituée à seulement voir le doute bénéficier à des accusés blancs, les « Noirs » sont heureux de voir que cette fois ci la justice ou l’injustice joue en faveur de l’un des leurs.

Questionné sur la potentielle erreur judiciaire résultant du procès, Danny Bakewell (proéminent activiste « Noir » lié aux mouvements des droits civiques) dira que « c’est bien que les Blancs ressentent pour une fois les injustices que nous vivons depuis des siècles ». Déclaration dans laquelle se trouve résumée tout le mal être pesant sur une communauté encline à vivre dans l’horreur d’une justice qui historiquement la broie, l’humilie et protège ses tortionnaires. Les « Noirs » aux Etats Unis savent mieux que quiconque que la justice n’a rien d’aveugle, elle ferme les yeux sur commande de ceux qui la dirige. Dans le cas de Rodney King (2) on lui a demandé de fermer les yeux parce que les criminels étaient blancs, dans le cas de Trayvon Martin, on lui a également demandé de fermer les yeux et elle l’a fait. Aussi paradoxal que cela puisse paraître une partie de la population « Noire » dans sa quête d’égalité, de réciprocité vis-à-vis de la communauté blanche voulait qu’OJ Simpson soit acquitté.

Dans son appréciation de la situation, celle-ci fit une distinction entre la culpabilité d’OJ et la volonté de voir la justice protéger l’un des siens. L’objectif recherché n’était pas le sentiment de justice au sens propre du terme mais réduire la balance des injustices entre les Noirs et les Blancs. La satisfaction renvoyait au fait que pour une fois la justice pouvait marcher en leur faveur. Fait difficile à comprendre quand on sait à quel point OJ à tout fait pour ne pas être perçu comme un membre de la communauté « Noire », spécialement au sommet de sa gloire. Mais fait aussi que l’on ne peut comprendre que si on se place dans la peau d’un « Noir » Américain car reposant sur l’idée que la condamnation d’OJ aurait été reçu comme un message détruisant tout espoir. Message signifiant que quel que soit son statut un « Noir » reste un « Noir » et est condamné d’avance.

Alors qu’avec le verdict rendu le message est qu’au même titre qu’un « Blanc » un « Noir » peut se jouer de la justice s’il occupe une position sociale dominante. Piteux message d’espoir mais message d’espoir dans une société malade. Malade car nous renvoie à nos instincts les plus primaires avec le principe du « œil pour œil et dent pour dent ». Principe ayant contribué à faire d’un assassin un innocent en l’espèce et aider à justifier le déni de justice dont les « Noirs » sont les victimes aux Etats Unis.   Et ce en donnant pour message à l’establishment « Blanc » que placé dans la même situation que lui, les « Noirs » réagissent de la même façon. A savoir en protégeant leurs « frères » de peau comme si cela renvoyait à l’ordre naturel des choses alors que cela renvoie en  réalité à l’ordre raciste des choses. Avec ce procès si la justice a perdu, c’est aussi la communauté « Noire » qui a perdu et est tombé dans le piège du racisme institutionnel. OJ étant la personne qu’il est trahira la liberté qu’il avait su obtenir et la communauté « Noire » ouvrira les yeux tardivement sur son erreur.

Quid de tous les Noirs en prison venant du bas de l’échelle sociale réellement innocents ou réellement victimes du système judiciaire et/où les tortionnaires n’ont pas été punis. Combien d’entre eux n’ont même pas le luxe de tomber dans l’oubli car n’ont jamais fait la une des journaux. Combien de « Central Park Five »(4) à travers les Etats Unis n’auront jamais la moitié du soutien populaire qu’OJ a reçu bien qu’innocents. La vraie tragédie de ce procès réside dans ce fait. La cause était bonne mais l’affaire choisie pour la défendre ne l’était pas.

 1-Le 21 Avril 1992, le verdict est rendu dans le procès lié à la mort de Latasha Harlins, jeune fille de 15 ans tuée à bout pourtant dans une épicerie par la propriétaire Coréenne de celle-ci. Soon Ja Du est condamné à des travaux d’intérêt général rien de plus pour le meurtre de Latasha alors que la scène a été filmée. Pour justifier sa décision, la juge dira qu’elle ne représente pas un danger pour la société. La famille de Latasha répondra à cela que le racisme n’est pas une Coréenne tuant leur fille mais le système permettant à sa meurtrière d’être exonéré de peine carcérale.

2-Le 29 Avril 1992, le verdict est rendu dans le procès opposant Rodney King aux quatre officiers de police qui l’ont roué de coups et ont été filmés à leur insu. Là encore le verdict surprend puisque les quatre policiers sont relaxés. Quelques heures plus tard on assiste au début d’émeutes qui dureront six jours. Emeutes qui débuteront par le tabassage en règle de « Blancs » par des « Noirs » qui veulent faire payer à ceux-ci les injustices subies.

3- Terme péjoratif visant à décrire un « Noir » Américain dont le comportement se veut outrageusement servile face aux « Blancs »

4- Le 19 Avril 1989 Trisha Meili court dans la partie nord de Central Park, il y est violée et laissée pour morte. Si elle échappe à la mort, elle ne conserve cependant aucun souvenir de son agression. Néanmoins quelques heures après le drame, les enquêteurs arrêtent cinq adolescents « Noirs » et « Latinos » issus de Harlem. Ceux-ci sont longuement interrogés et ce sans la présence d’un avocat où d’un parent. Tous seront condamnés en dépit de l’absence de preuves solides et des lacunes patentes de l’enquête. Les cinq jeunes passeront entre six et treize ans en prison avant qu’un violeur en série avoue avoir agressé la joggeuse et avoir agi seul.