L’Algérie vue par une citoyenne Algérienne (French version)

Quiconque ayant grandi dans un quartier populaire en France connait un Algérien ou une personne d’origine Algérienne.Ceci a souvent conséquence de provoquer cette fausse impression de familiarité avec l’Algérie. Mais en réalité l’Algérie est un pays que l’on connait mal en France. Les récits que l’on entend la concernant renvoient très souvent à des personnes qui ont quitté le pays depuis plusieurs décennies ou sont ceux faits par des jeunes qui sporadiquement visitent leur famille le temps des vacances.En réalité nous avons rarement accès aux récits d’Algériens vivant en Algérie, même si ceux-ci sont les plus à même de nous informer sur la situation actuelle du pays. Dans cette interview, Ibtissem jeune Algéroise de 30 ans  partage ses pensées sans avoir la prétention de représenter autre chose que son propre point de vue, celle d’une Algérienne ayant grandi dans les années 90 et vivant toujours en Algérie à l’heure actuelle.

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  • Pourrais tu s’il te plaît brièvement te présenter ?

Je suis née en 1986 à Alger. Je viens d’une famille Algérienne modeste mais j’ai eu la chance d’avoir des parents qui nous ont toujours poussés moi et mon frère pour que nous donnions le maximum.

  • Comment s’est déroulée ton enfance ?

Tout s’est toujours très bien passé à l’école pour moi. L’enfance fut la plus belle période de ma vie!  J’y ai fait des rencontres exceptionnelles, certains de mes amis le sont depuis plus de 20 ans. L’Algérie était un immense terrain de jeu où j’ai évolué avec une certaine insouciance !

  • Quel a été ton parcours scolaire

A 17 ans mon BAC en main, je me suis dirigée vers l’école la plus « select » du pays (Ecole Supérieure de Banque). L’accès au concours était réservé aux meilleurs lycéens du pays. J’ai été acceptée après les deux épreuves en étant classée 13ème sur un millier de candidats! Ma mère était très fière d’autant plus que les résultats étaient affichés dans les plus grands journaux nationaux. Cependant il y avait un dernier obstacle, les études étaient payantes, il me fallait trouver un parrainage. A cette époque, seules les banques publiques se proposaient mais il y avait une contrepartie (travailler pour eux pendant 8 ans). Ne voulant pas me plier à cette règle, j’ai négocié avec la banque qui s’est occupée de mon parrainage. La conclusion fut que je ne m’engageais pas à travailler pour eux dans le futur mais qu’en échange je devrais rembourser le prêt dont je m’acquittais auprès d’eux.

  • Que t’a apporté cette formation de haut vol ?

Ce fut 4 années et demi très formatrices, couronnées par un mémoire de fin d’études. J’avoue que 80% des connaissances acquises n’ont servi à rien, vu le niveau de l’économie algérienne (absence de marché financier, absence de traçabilité, 95% des paiements se font en liquide…)

A la fin de mes études j’ai travaillé 9 mois dans un établissement financier! Pas beaucoup de travail! Quand je n’avais rien à faire, je téléchargeais des films et les regardais en toute impunité ! Je préparais aussi mon départ vers la France!

  • Comment as-tu préparé précisément ton départ vers la France ?

J’ai fait les inscriptions et j’ai été acceptée à la Sorbonne, avec le peu d’économies que j’avais, j’étais prête à entamer une nouvelle aventure, un nouveau challenge!

A vrai dire la France ne m’était pas totalement inconnue, j’ai passé plusieurs été à la Rochelle, Niort, dans le sud et à Paris. Les 2 premiers mois j’étais  chez des personnes se prétendant être de ma famille, mais ce fut un cauchemar ce qui m’amena à chercher et trouver un appartement dans une résidence universitaire.

Apres avoir trouvé mon propre logement, je pouvais enfin commencer à organiser ma vie entre les études, le cumul de boulots déclarés ou au noirs. J’ai été amené à travailler au noir car le travail des étudiants algériens est limité à 18 heures par semaine sous conditions d’avoir une autorisation spéciale de travail. Mais 18 heures payées au SMIC ne pouvaient me suffire.

  • Quelle différence fais-tu entre les deux systèmes scolaires

La FAC en France on dirait la crèche à Alger. Les étudiants français sont des assistés. A Alger les étudiants sont autonomes. Ils se débrouillent toujours tout seul.

L’autre différence, est la grande maîtrise du BLABLA des étudiants français. Quand il s’agissait des cours où il fallait faire une rédaction, les français sont champions, j’ai appris qu’il pouvait écrire 3 pages entières que je pouvais résumer en un seul paragraphe! Par contre niveau technique il n’y a plus personne. Sur ce dernier point, les étudiants africains sont en général bien meilleurs.

Autre point marquant l’obsession des étudiants à créer leur réseau! Pour moi ça s’apparentait à de la prostitution, mes propos sont plutôt radical sur la question. J’ai assisté à des événements organisés par le directeur du master ou les meufs venaient habiller en mini-jupe + talons hauts et les garçons comme si ils allaient à la cérémonie des oscars.

  • A la fin de tes études, tu as décidé de rentrer en Algérie. Cela semblait-il évident pour toi ?

Alors pour être sincère avec toi, je n’y avais vraiment jamais pensé, mais au fond de moi je savais très bien que j’allais finir par rentrer. Je ne me sentais pas vivre en France, malgré tous les avantages dont jouissent notamment les femmes. Je n’étais pas chez moi, et on me le faisait sentir tous les jours. La moindre initiative prenait des dimensions administratives affolantes.

Par exemple travailler en France en étant algérienne impose des conditions particulières (il faut que l’entreprise prouve qu’aucun français ne puisse convenir pour le poste et qu’une annonce ait été publiée au moins 6 mois, il faut aussi payée une taxe assez importante du fait de ma nationalité). S’ajoute à cela la paperasse à la préfecture où on est traité comme des moins que rien par des agents qui n’ont pas le BAC. Et bien évidemment, le fait de vivre loin de ma famille et de ma mère en particulier a joué un rôle non négligeable.

En France avec le temps, je devenais plus individualiste et égoïste, il ne manquait plus que je sois près de mes sous pour que je me sente complètement intégrée! Tout ça a fait que je n’ai jamais pensé à rester dans un pays où on ne veut visiblement pas de toi. Ils ont à leur disposition des jeunes formés dans d’autres pays qui sont l’élite intellectuelle dans leurs pays d’origine, qui ne leur ont rien coûtés et qui sont prêts à commencer au bas de l’échelle, mais eux ne les considèrent que comme des étrangers venus voler leur travail. Je n’ai même pas eu à réfléchir, à la fin de mon périple ça me paraissait évident que ma place était chez moi, là où je suis née, où j’ai grandi et où j’ai vécu mes moments les plus heureux et les plus malheureux.

  • Tu as grandi dans les années 90, les années 90 ont été marquées par la montée en puissance de l’islamisme en Algérie. (Pour rappel le FIS avait gagné les élections locales en 1990). Comment as-tu vécu ces années ?

La première image que j’ai eu du FIS était un jour de 1990 quand ils ont remporté les élections et qu’elles ont été annulées. J’avais 4 ans et j’étais avec maman dans au stade      « Ouaguenouni » qui se trouve en plein centre d’Alger et a une vue magnifique sur la baie d’Alger. Je me rappelle, j’étais en train de jouer dans le bac à sable quand nous avons entendu des cris.

stade

Des hommes scandaient des slogans et s’approchaient de plus en plus. Je me suis alors dirigée vers le grillage pour voir ce qui se passait dans la rue en contre bas, et là j’ai vu une marée humaine blanche, la plupart des hommes étaient barbus et on ressentait la haine sur leur visage, ils manifestaient contre la décision d’annulation des élections. C’était ma première rencontre avec le FIS.

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Membres du FIS

J’ai la chance de faire partie de la génération maudite, celle née dans les années 80 et qui ne connaîtra que ça !! Le couvre-feu, les barrages militaires, policiers, gendarmes, les fouilles, les attentats, les égorgements, les personnes disparues, l’état d’urgence qui durera plus de 25 ans, on n’a connu que ça ! Je pense que c’était beaucoup plus dur pour nos parents qui ont connu une autre Algérie, complètement à l’opposé de ce qu’on a connu nous !

J’ai vécu cette période surtout à travers les yeux et le stress de mes parents, ils nous protégeaient beaucoup et faisaient en sorte qu’on est une vie « normale » ; on pratiquait une activité sportive, on allait à la plage, on pouvait jouer dehors tout cela dans un cadre précis, on ne sortait pas de nuit, pas aux heures creuses, on ne faisait pas le chemin tout seul, on n’allait pas à n’importe quelle plage, on ne fréquentait pas tous les quartiers d’Alger, on évitait de prendre le bus.

Mes parents avaient un principe : ne jamais aller au même endroit ensemble. S’il arrivait malheur à l’un d’entre eux, l’autre survivrait pour s’occuper des enfants. Quand mon père allait au marché, ma mère allait chez l’épicier, ainsi de suite. Nos journées étaient rythmées par les bombes, les personnes emmenées par les flics et qu’on ne reverra jamais (beaucoup de personnes innocentes ou pas ont disparu pendant l’état d’urgence), mais mes parents faisaient tout pour que ça ne nous atteigne pas. Ils étaient tous les deux enseignants et avaient un salaire modeste, ils n’étaient pas propriétaires et n’avaient pas d’épargne, tous leurs revenus nous étaient consacrés afin qu’on puisse vivre le plus « normalement » possible. J’avais de la peine pour eux, je sentais qu’ils s’en voulaient de ne pas pouvoir nous offrir une vie dans l’Algérie qu’ils ont connu, et je leur disais souvent qu’ils n’avaient pas à s’en vouloir, que le terrorisme était notre normalité parce que nous n’avions rien connu d’autre.

A titre d’exemple, on avait un jeu quand on revenait de l’école.On s’amusait à récolter par terre les douilles de balles et celui qui avait le plus de douilles de kalachnikov avant d’arriver à la maison était le gagnant!

Ce fut période très sombre pour le pays, 90% de l’élite est partie vivre ailleurs, ceux qui sont restés ont été tués, artistes, journalistes, écrivains assassinés les uns après les autres, tous ceux qui osaient se dresser contre ses barbares mouraient.

journalistes

123 journalistes et employés de presse ont été tués entre 1993 et 1997

Et les séquelles de ces années noires, on les vit encore maintenant, beaucoup d’opportunistes ont profité de ces années floues pour prendre le pouvoir, l’insécurité a poussé des ruraux à venir s’installer en ville mais en gardant leur style de vie rurale. Des minables qui n’étaient rien ont des postes important aujourd’hui, même s’ils ne peuvent même pas aligner une phrase compréhensible. La corruption est partout, les voleurs se font concurrence, ce n’est plus une honte de voler mais un sport national (après le Football bien sûr).Plus rien n’est comme avant, en fait on souffre plus des conséquences de cette période plus que la période elle-même, enfin pour ma part. Je ne sais pas si c’est dû à l’enfance et la protection parentale mais vivre aujourd’hui à Alger est plus qu’un combat quotidien !

  • Pourquoi, l’islamisme a réussi à autant se développer en Algérie pendant cette période-là ?

L’islamisme a réussi à se développer parce qu’il a fait ce qu’aucun parti politique n’a fait depuis l’indépendance (et jusqu’à ce jour) c’est de s’intéresser au peuple, de répondre à ses besoins les plus primitifs. Il a investi la couche sociale la plus défavorisée (qui compte la majorité de la population), il offrait des repas, des vêtements une écoute tout simplement, il s’immisçait dans la vie quotidienne du simple citoyen et se préoccupait de ses problèmes. Les membres de ce parti étaient très investis, pendant que le pouvoir en place délaissait (et délaisse toujours) le peuple. Ce travail était fait avec de doux refrain religieux qui permettaient d’apaiser les consciences. Ce dangereux mix s’est transformé en un cocktail explosif! Une de leurs techniques par exemple étaient de garantir une récompense si tu adhérais à leur parti politique. Beaucoup de commerçants se sont enrichis parce qu’ils faisaient partie du FIS, beaucoup de gens de l’intérieur possèdent des maisons immenses dans des quartiers très chics parce qu’ils ont soutenus le FIS au bon moment.

  • Penses-tu que ce qu’il s’est passé dans les années 90 peut se reproduire aujourd’hui ?

La logique voudrait que non !! Vu les horreurs et le nombre de personnes victimes de près ou de loin de cette tragédie, mais….il y a toujours un « mais » avec l’Algérie! Il m’arrive parfois de lire les commentaires de certains internautes sur des sujets comme la religion, faits divers, actualité politique et je me rends compte qu’il n’y a pas de différence entre leur façon de penser en 2016 et la façon de penser de leurs parents dans les années 80. On dirait que rien ne s’est passé, que ces parents n’ont pas tiré les leçons du passé, qu’ils n’ont rien fait pour changer leur façon d’éduquer les enfants. L’intégrisme est encore dans les esprits. J’espère me tromper.

  • Que représente la guerre d’Algérie pour des enfants nés dans les années 80/90 et et début des années 2000.

Ça représente un visage brûlé sur les livres scolaires ! Ce visage nous a suivi  tout le long de notre parcours scolaire on parlait beaucoup des victimes (1 500 000 victimes) le nombre sans cesse répété avec la photo de ce pauvre monsieur dont le visage a été noirci brûlé ! Ils n’ont pas su nous transmettre ce sentiment de reconnaissance, de redevance qu’on est censé ressentir envers les patriotes qui ont libéré notre pays de plus d’un siècle de colonialisme au sacrifice de leurs vies !

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Images de massacres perpétrés par l’armée française pendant la guerre d’Algérie

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Pour ma génération ce n’est qu’une page dans les livres d’histoire, le fameux visage brûlé ! L’histoire reste floue sur les vrai héros, car dès le départ de la France, la guerre pour la prise du pouvoir a commencé et elle a fait plus de victimes parmi les rangs des résistants que la guerre d’indépendance. Ceux qui en tirent tous les bénéfices sont ceux qui n’ont pas combattu.

  • Quel est le constat que tu tires 55 ans après la fin de la guerre d’Algérie

Ceux qui ont donné leurs vies pour que nous puissions vivre libres aujourd’hui doivent se retourner dans leurs tombes! 55 ans après, les mêmes personnes se battent encore pour le pouvoir, ils ont dilapidé les ressources du pays et ont assuré l’avenir à l’étranger de leurs descendances sur 5 générations ! Ce qui me rend malade c’est qu’ils n’ont en jamais assez, plus ils prennent plus ils en veulent. Nous ne sommes pas dignes de leurs sacrifices.

  • A ton avis, pourquoi lors des différents mouvements qui ont touché les pays Arabes, l’Algérie est restée en apparence stoïque ?

En apparence stoïque ! Tout le secret est là! Les mouvements de protestation ne sont pas cantonnés à cette période, nous en avons très souvent. Presque tous les samedis une manifestation est réprimandée. En 2011, les différentes protestations dans le monde arabe ont coïncidé avec l’augmentation du prix du sucre et de l’huile chez nous.

Cette période de protestation a été rebaptisée d’ailleurs en arabe « la crise de l’huile et du sucre », la communication était donc basée sur ça : le peuple algérien manifeste car les prix de l’huile et du sucre ont augmenté. Pour calmer le peuple, l’état a régulé les prix du sucre et de l’huile, a mis terme à l’état d’urgence (juste en apparence, car l’interdiction de manifester a été maintenue dans la capitale) et a mis sur pied des brigades anti-émeutes, installées dans les rues d’Alger 24h/24. Voilà comment l’Algérie a réussi à rester en apparence stoïque.

Le spectre du terrorisme a joué un rôle important dans la démobilisation du peuple, car les d’anciens dirigeants du FIS se mêlaient aux protestations et proféraient les mêmes discours que dans les années 90. Ceci a poussé les gens à se poser une question suivante : maintenir en place la mafia actuelle ou risquer de remettre le FIS au pouvoir ? Trouver le point d’équilibre est quelque chose de compliqué. Nous sommes déjà passés par ce qu’endure la Tunisie, la Libye et l’Egypte. Ces schémas nous les avons déjà vécus, mais ça n’empêche pas l’Algérien de sortir dans la rue presque tous les samedis pour montrer son mécontentement.

  • L’Algérie est un pays avec une population très jeune (moyenne d’âge 27,3 ans), si tu devais définir l’état d’esprit de la jeunesse algérienne, quel serait-il ?

Perdu entre deux horizons, deux cultures (orientales et occidentales) et parfois un mélange des deux tout en essayant de garder son identité. Les jeunes aimeraient vivre comme des européens mais ont peur du regard des autres, alors ils vivent cachés et n’assument pas. La jeunesse algérienne est malade et c’est un mal profond! Il y a bien évidemment jeunes qui te permettent de garder espoir, mais ils sont la minorité.

  • Qu’est ce qui charme les jeunes algériens dans le mode de vie occidentale ? Tu as vécu en Occident quelques temps, penses tu qu’ils se trompent d’idéal ?

Ouiiiii complètement, ils ont une vision erronée de ce qu’est réellement l’occident !! Ils croient que c’est la liberté la fête et la belle vie, que tout est plus facile, que les filles sont des libertines nymphomanes à la recherche de mecs dans la rue. Mais la plupart de ces jeunes n’ont jamais mis les pieds en dehors de l’Algérie, l’occident est comme un fantasme pour eux. Ils ont une certaine contradiction, ils sont prêts à récurer des chiottes en France et de refuser de bosser en Algérie parce ce n’est pas assez bien payé. Ils sont prêts à faire des sacrifices énormes qu’ils n’auraient jamais accepté de faire ici. Je ne nie pas que la vie en occident est beaucoup plus facile.Le citoyen est plus au centre des débats et les toutes les commodités sont mises à sa disposition. Mais en contrepartie il y a un respect à avoir pour les principes et les règles du pays dans lequel on immigre. Cette idée n’est pas toujours respectée par les jeunes d’ici, ils veulent tout avoir, le côté pratique de l’Europe sans pour autant sacrifier les habitudes et traditions qu’ils avaient dans leur pays natal.

  • Que penses-tu de la relation qu’entretiennent la France et l’Algérie à l’heure actuelle ?

J’ai comme l’impression de destin liés à jamais, ce lien est maintenu et perpétué par les deux parties  à travers le temps et cela quel que soit les gouvernements en place. C’est le même système dans toutes les anciennes colonies mais pour l’Algérie on a comme l’impression d’une histoire de haine et d’amour particulière, une contradiction dans les sentiments qui nous pousse à nous éloigner mais ne pas pouvoir vivre loin. On sait tous que la France à son mot à dire en ce qui concerne les décisions du gouvernement Algérien. l’Algérie rend parfois de petits services à la France et la France rend des services aux dirigeants Algériens. Elle ne leur demande jamais d’où vient l’argent qui remplit leurs comptes en France ou d’où leur vient l’argent qui sert  à acquérir les appartements Parisiens.En échange l’Algérie ne demande pas de comptes sur les premiers essais nucléaires fait dans les années 60 à Reggane et à In Ecker par exemple. La population souffre encore des conséquences des déchets nucléaires et de la pollution des nappes phréatiques dans la plus totale indifférence. Une relation d’intérêt, les intérêts sont toujours au centre de tout.

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